LE VOC SUR UN NOUVEAUCYCLE

Voici un an que Maxime Ray, Breton de 38 ans, a pris la présidence du Vannes Olympique Club (N2). L’homme d’affaires espère voir le club retrouver la Ligue 2 d’ici trois ans.
Homme d’action
Marié et père de cinq enfants, Maxime Ray, natif de Cancale (35), vit à Lorient depuis trois ans et demi. Il travaille dans la finance (fonds d’investissement), voyage à l’international. Passionné de football depuis toujours, « mais je n’ai pas été un grand joueur (R3 et un peu de R2) », il a été un très bon joueur de handball, demi-centre, patron de la défense. Fervent d’échecs (7e de France à 10 ans) et de karaté, il a toujours aimé ce qui est stratégie. « Je suis quelqu’un de très accessible mais aussi de très direct, qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit et qui exige aussi la même chose. Je ne suis pas quelqu’un de discours mais d’action ».

Mécénat
Son arrivée au VOC est née d’une rencontre professionnelle avec le joueur Erwan Quintin. « Les discussions ont vite tourné autour du foot. Il m’a parlé du club, du gros travail de Stéphane Kerdodé pour remonter le club en N2 ». Maxime Ray a toujours eu envie d’être président d’un club. « Une idée en tête à 20 ans, sans être une obsession. Je viens là pour donner un coup de pouce supplémentaire ». Coup de pouce financier important puisque, sur le projet de quatre ans, il apportera de 50 000 à 150 000 euros par an. « Ce n’est bien évidemment pas un investissement mais du mécénat. Le VOC a beaucoup de sponsors et chacun à hauteur de ses moyens. On a un budget, avec le Covid-19, qui est légèrement impacté mais je maintiens mes engagements comme beaucoup de sponsors et on les remercie beaucoup. On était à 1,3 million d Objectif Ligue 2, on va être à 1,2 ».
Monter en National d’ici un an et viser la Ligue 2 dans les deux années suivantes. « Le VOC a déjà été en Ligue 2 (2008-2011). On ne peut pas avoir comme objectif de rester en National car c’est un championnat qui économiquement est très exigeant. On n’a pas les droits de la télé mais par contre on a tous les inconvénients des déplacements nationaux. Le VOC est un beau club et on vient apporter encore de l’énergie. J’espère que notre action sera le petit plus qui permettra de passer au-dessus. Le VOC n’a pas besoin de Maxime Ray pour aller en National, ni de l’entraîneur ou des joueurs actuels, le VOC ira à terme en National. Maintenant, j’ai dit aux joueurs : est-ce que vous voulez que ce soit notre génération ? On est au carrefour du monde amateur et du monde pro. On a 95 % de l’effectif qui vit déjà du football. À un moment, il ne faut pas mentir sur les objectifs. On n’est pas un club amateur dans la structuration. Mon discours c’est : avoir déjà l’ambition personnelle d’aller voir au-dessus, avec ou sans Vannes. Si vous n’avez pas déjà cette mentalité, vous n’êtes pas dans l’état d’esprit du projet. Après, c’est le terrain qui donnera sa vérité ».

Les chantiers
« Le club a réinvesti dans les infrastructures notamment dans sa salle de musculation. On a donné les moyens au recrutement de joueurs qui est fait à 95 %. On se réserve une à deux recrues, qui ne sont pas nécessaires, mais on se laisse une place en fin de mercato notamment sur le poste de milieu défensif et un milieu offensif. On a voulu aussi rebooster l’aspect communication commerciale (logo, maillot…). Pour ma première année, il y a eu une masse de travail bien supérieure à ce que j’estimais, un investissement à tous les niveaux. Mais ce que je vois, c’est que la dynamique est là et c’est fantastique. Je suis maintenant très à l’aise vis-à-vis des supporters, des bénévoles, des autorités locales, des sponsors. Je suis ravi de voir où est le VOC. On a mis le projet sur les bons rails ».

 

Auteur de l’article : Michel Quendo